Le gouvernement italien a adopté jeudi soir un décret-loi visant à limiter la présence des élèves étrangers dans les classes, afin d'éviter ce qu'il appelle les « classes-ghettos». Cette mesure, présentée comme une réponse à la surcharge des établissements scolaires, a suscité une vive réaction de l'opposition, qualifiant le texte de « décret honteux». Le projet, porté par la ministre de l'Éducation, a été présenté comme une façon d'assurer un équilibre dans la composition des classes.

Le décret prévoit une réduction du nombre d'élèves étrangers admis dans les écoles primaires et secondaires, en fonction de la proportion de la population locale. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une politique plus large visant à renforcer l'intégration des élèves italiens. Les partis d'opposition, notamment le Parti démocrate, ont dénoncé cette mesure comme une atteinte aux droits des élèves étrangers et une discrimination de fait.

Le débat autour de cette loi soulève des questions sur l'équilibre entre l'intégration et la préservation de l'identité nationale. Les enseignants et les parents expriment des inquiétudes quant à l'impact sur la mixité sociale. Le gouvernement affirme que cette mesure vise à garantir un meilleur apprentissage pour tous les élèves, en évitant les déséquilibres dans les classes.