Des marées de supporters ont envahis les rues de São Paulo et Rio de Janeiro après la victoire de Luiz Inacio Lula da Silva, qui devient le premier président brésilien à décrocher un quatrième mandat. À presque 81 ans, il a remporté le second tour de l'élection présidentielle avec 51,8 % des voix, battant son rival conservateur Flavio Bolsonaro. Ce dernier a dénoncé une "magouille" et a appelé à l'annulation du scrutin.
Lula a été réélu après un second tour inédit, où il a surmonté les attentes. Il a obtenu 51,8 % des voix, contre 48,2 % pour Bolsonaro. Cette victoire a suscité une mobilisation massive, marquée par des célébrations dans les grandes villes du pays. Les partisans de Lula ont organisé des rassemblements spontanés, tandis que les soutiens de Bolsonaro exprimaient leur déception.
Cette élection s'est déroulée dans un contexte politique tendu. Lula, ancien président du Parti des Travailleurs, a été emprisonné en 2017 pour des accusations de corruption, avant d'être réhabilité en 2021. Son retour à la tête du pays a suscité un débat national sur la légalité du scrutin. Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, a contesté les résultats, affirmant que le vote n'était pas "légitime".
L'élection a marqué un tournant dans la politique brésilienne. Le Brésil n'a pas viré à droite comme l'Argentine ou le Chili, malgré le soutien américain à la droite. Lula, qui débutera son quatrième mandat en janvier 2027, a désormais la charge de redresser un pays marqué par des crises économiques et sociales.


























