L’historien Sacha Zala a analysé la campagne autour de l’initiative pour une neutralité stricte, affirmant que cette notion est vue comme une croyance religieuse en Suisse. Selon lui, ce phénomène reflète une spécificité du pays, qui ne s’interroge pas sur ses relations avec les États voisens, mais se concentre sur la signification symbolique de la neutralité. Christoph Blocher, un figure politique suisse, a également exprimé son point de vue sur ce sujet, soulignant l’importance de cette position dans le contexte national. La campagne suscite un débat sur la place de la Suisse dans l’Europe, avec des opinions divergentes sur la pertinence d’une neutralité totale. Les partisans de l’initiative affirment que la Suisse doit rester indépendante, tandis que d’autres craignent une isolement croissant. Cette discussion met en lumière les tensions entre tradition et modernité dans la politique suisse.