La crise migratoire à Ceuta, enclave espagnole frontalière avec le Maroc, a fortement secoué les autorités espagnoles et européennes. Selon les chiffres officiels, plus de 72 000 migrants ont traversé illégalement la frontière la semaine du 30 juillet, dont 70 000 rentrés au Maroc, a précisé Madrid. Ces arrivées massives ont mis à rude épreuve les capacités d’accueil de l’enclave, où les autorités estiment que 2 500 à 5 000 personnes sont encore présentes, dont environ 1 000 mineurs non accompagnés. Ces derniers, protégés par la loi espagnole, doivent être hébergés durablement sous quinze jours.

La situation a également alimenté des tensions entre l’Italie et l’Espagne, l’Italie ayant rétabli ses contrôles aux frontières pour les voyageurs en provenance d’Espagne, ce qui a suscité une réaction de Madrid. En parallèle, les ministres de l’Intérieur de l’UE se sont réunis en urgence pour exprimer leur soutien à l’Espagne, tout en soulignant les divergences persistantes sur la gestion de l’immigration. Madrid a affirmé que l’espace Schengen n’avait pas été compromis durant cette crise.