Une affaire judiciaire en cours en France a mis à jour les mécanismes d’un marché clandestin de fossiles de dinosaures. L’enquête, portée par des ventes aux enchères et l’intérêt des collectionneurs privés, a révélé des chaînes de trafic internationales. Les ossements, souvent extraits illégalement en Mongolie, sont ensuite vendus sur des marchés clandestins, dont certains ont des liens avec des enchères en Europe.
Les autorités françaises ont identifié plusieurs personnes impliquées dans la réception et la revente de ces fossiles. Des perquisitions ont eu lieu dans plusieurs régions du pays, notamment en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les enquêteurs ont retrouvé des spécimens rares, certains datant de millions d’années.
Ce trafic, qui s’est développé ces dernières années, s’inscrit dans un contexte plus large de dégradation des sites de fouilles en Mongolie. Les autorités locales, confrontées à une perte de contrôle sur les sites archéologiques, ont dénoncé une exploitation illégale qui menace la préservation des vestiges. En France, la loi interdit la commercialisation de fossiles sans autorisation. Les enquêteurs cherchent à identifier les origines des spécimens et à sanctionner les responsables.
Le marché des fossiles, souvent lié à la collecte privée, reste peu régulé. En France, les autorités veillent à ce que les découvertes soient étudiées par des scientifiques avant d’être exposées ou vendues. L’enquête en cours pourrait avoir des répercussions internationales, notamment en Mongolie, où les autorités ont déjà exprimé leur préoccupation.



























