Les dirigeants du G7 ont décidé de libérer jusqu’à 100 millions de barils de gazole et de pétrole brut. Cette mesure vise à enrayer la flambée des prix des carburants. Les pays membres ont convenu de ne pas interdire les exportations entre eux, une position que les États-Unis avaient initialement menacé de faire adopter.

La décision a été prise lors d’une visioconférence organisée pour répondre à la crise des prix des carburants. Emmanuel Macron a affirmé que ces mesures devraient permettre de faire baisser les prix à la pompe. Les réserves européennes de diesel seront débloquées sur une période de quatre mois. Les pays du G7 préleveront ainsi jusqu’à 100 millions de barils de carburant.

Le marché anticipait ce déblocage depuis plusieurs jours. Les cours du pétrole reculaient vendredi, en raison de l’attente d’une possible libération des stocks. Le baril de Brent a connu une baisse, tandis que le baril américain (WTI) a perdu 5 %, en raison de cette perspective. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de tension sur les prix des carburants, exacerbée par les sanctions internationales et les tensions géopolitiques.

Le déblocage des réserves s’inscrit dans un effort international pour stabiliser le marché. Les États-Unis ont joué un rôle clé dans la pression exercée sur les pays membres pour adopter cette décision. Les pays du G7 ont ainsi évité une interdiction des exportations entre eux, ce qui aurait pu aggraver la situation. Cette action s’ajoute à d’autres mesures prises récemment pour atténuer l’impact des hausses de prix sur les consommateurs.