Le Grand Conseil genevois a adopté jeudi soir une modification des accords sur la construction de logements en zone de développement et au PAV. Cette révision réduit le nombre d’habitations bon marché dans ces quartiers. Le seuil minimal de 16,5 % de logements abordables devient un plafond.

Le projet de loi a été approuvé par une majorité de la droite parlementaire, à l’exception de la liste Libertés et justice sociale. Les zones concernées incluent les quartiers en développement et le projet Praille-Acacias-Vernets. Le Parti socialiste a annoncé le lancement d’un référendum pour contester cette décision.

Le vote s’est déroulé avec un scrutin de 59 voix contre 40. Le texte a été adopté après des négociations entre les partis. La réduction des logements abordables s’inscrit dans une tendance plus large de la droite genevoise, qui vise à modifier les politiques de logement.

Le PS a réagi en déclarant que cette décision met en péril l’accès au logement pour les classes populaires. Le référendum permettra aux citoyens de voter pour ou contre cette modification. La situation soulève des débats sur l’équilibre entre développement urbain et accès au logement.

Le projet a suscité des réactions contrastées. Les partis de gauche craignent une aggravation de la crise du logement, tandis que la droite défend une approche plus libérale. La question du logement reste un enjeu majeur dans la politique genevoise.