Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a démentu lundi des accusations d’écrits antisémites rapportés par le média d’investigation Mediapart. Ces textes, datant de 2013, auraient été rédigés par l’ancien militant du Front national alors âgé de 17 à 18 ans. Le dirigeant du parti d’extrême droite a affirmé les contester « formellement», qualifiant les propos comme « faux grossiers».

Mediapart a publié un article détaillant des conversations privées, qu’il affirme avoir authentifiées, dans lesquelles Jordan Bardella aurait exprimé des idées antisémites et complotistes. Le média souligne que ces écrits remontent à la période de l’ancien militant, avant sa montée en charge au sein du parti.

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle, a réagi en dénonçant une « barbouzerie», suggérant que les révélations sont une tentative de discréditer le mouvement. Elle a encouragé Jordan Bardella à porter plainte.

Le Rassemblement national a réagi en affirmant que les textes mis en avant sont inauthentiques. Le parti a souligné que ces écrits ne reflètent pas la position actuelle de son dirigeant. L’affaire soulève des débats sur la responsabilité des militants politiques et la gestion de leur passé.