Les parlements européens se transforment en citadelles de verre, coupés du réel, selon un chroniqueur suisse. Jean-Marc Guinchard observe que les élus, partout en Europe, légifèrent en vase clos, sans lien avec la population. À Paris, Berlin ou Rome, la distance entre les décideurs et les citoyens s’accentue. La Suisse et Genève, bien que préservées par leur modèle de milice, ne sont pas épargnées. L’accélération du temps politique menace de rompre le cordon ombilical démocratique.

Les élus, selon Guinchard, se retranchent dans des structures fermées, où les décisions sont prises sans consultation directe. Ce phénomène, qui touche plusieurs capitales européennes, soulève des inquiétudes sur la démocratie. Le modèle suisse, basé sur la participation citoyenne, semble être un contre-exemple. Cependant, l’effet de la centralisation politique se fait sentir, même dans les pays où la démocratie est censée être plus directe.

Ce phénomène s’inscrit dans une tendance plus large. Les parlements, souvent en décalage avec les réalités sociales, perdent leur lien avec les citoyens. La crise de la démocratie européenne se fait sentir, avec une baisse de confiance dans les institutions. Les élus, trop occupés par des débats internes, négligent les attentes du peuple. La question se pose: comment restaurer un dialogue entre les élus et les citoyens? La réponse reste floue, mais l’urgence est réelle.