Les électeurs de Berlin se rendent aux urnes dimanche pour renouveler leur parlement régional, dans un contexte marqué par la crise du logement. Le prix des loyers, qui a fortement augmenté ces dernières années, est devenu un enjeu central des campagnes électorales. Les habitants, confrontés à des coûts de vie de plus en plus élevés, expriment une insatisfaction croissante envers la gestion de la ville.

Le parti de gauche radicale Die Linke, dont la candidate Elif Eralp, d'origine turque, incarne une figure inédite, tente de capitaliser sur cette insatisfaction. Elle promet une approche radicale pour réformer le système immobilier. Son élection à la mairie de Berlin pourrait marquer un tournant dans la politique allemande.

Les élections, qui se déroulent en parallèle avec des élections régionales dans d'autres Länder, sont aussi marquées par des tensions politiques. L'arrivée d'extrêmes droites comme l'AfD inquiète certains milieux, notamment en matière de sécurité nationale. La campagne se déroule donc dans un climat électoral complexe, mêlant enjeux sociaux et défis politiques.