Lula da Silva a été réélu président du Brésil le 25 octobre, après une victoire inattendue face à Flávio Bolsonaro. Avec 51,79 % des suffrages exprimés, il a décroché un quatrième mandat non consécutif. Ce résultat a surpris les observateurs, notamment en raison du faible taux d'abstention, le plus bas depuis seize ans.
La campagne de Lula a été menée par Camilo Santana, sénateur et ministre de l'Éducation, qui a joué un rôle clé dans son succès. Lula, ancien ouvrier et figure de gauche, a bénéficié d'un soutien massif, notamment de la base populaire. Son élection a été saluée par plusieurs dirigeants internationaux, dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Cependant, Lula doit faire face à des défis majeurs. Il manque d'une majorité parlementaire pour mener à bien ses réformes. La dette publique reste un enjeu critique, ainsi que la lutte contre le narcotrafic. La Bourse de São Paulo a connu une baisse en raison de craintes liées à un possible laxisme budgétaire.
Lula, qui a été emprisonné en 2017 pour corruption, a été réélu après une campagne marquée par un retournement de situation inédit. Son retour au pouvoir a suscité un espoir chez la gauche brésilienne, bien que des doutes persistent sur sa capacité à transformer les réformes en politiques concrètes. Son quatrième mandat s'annonce comme un test crucial pour son gouvernement.






















