Lula da Silva a été réélu président du Brésil pour un quatrième mandat, dimanche 25 octobre, après avoir obtenu 51,79 % des suffrages au second tour. Il devance le sénateur Flávio Bolsonaro, qui récolte 48,21 %. Cette victoire marque la première fois depuis 1988 qu’un candidat est élu à la présidence du Brésil pour une quatrième fois.
La campagne de Lula a été menée par Camilo Santana, sénateur de l’État de Ceará et ancien ministre de l’Éducation sous Lula. Son rôle a été crucial dans le retournement de situation inédit qui a conduit à la victoire du chef de la gauche brésilienne. Lula, ancien ouvrier et figure de la gauche, a bénéficié d’un taux d’abstention historiquement bas, ce qui a renforcé son avantage.
Les dirigeants internationaux, à l’exception de Donald Trump, ont félicité Lula pour sa réélection. La Commission européenne a salué la victoire comme un soutien à la démocratie et au multilatéralisme. Cependant, la Bourse de São Paulo a connu une baisse en raison des craintes liées à un possible laxisme budgétaire.
Lula doit désormais faire face à des défis majeurs, notamment une dette publique élevée, un narcotrafic galopant et une absence de majorité parlementaire pour mener à bien ses projets. Son retour au pouvoir s’inscrit dans un contexte de tensions sociales et économiques, mais il reste un symbole de résilience politique.























