La juriste sud-africaine Navi Pillay, lauréate du Prix Nobel de la paix 2026, a dénoncé samedi les sanctions américaines contre la Cour pénale internationale. Ces mesures, annoncées par Washington, interdisent toute transaction financière avec l’institution basée à La Haye. Pillay a qualifié cette décision de « inacceptable», affirmant qu’elle menace la crédibilité et l’indépendance de la CPI.

Les sanctions américaines visent à punir la Cour pénale internationale pour ses enquêtes contre des responsables politiques occidentaux. Elles incluent des restrictions sur les transferts de fonds, les voyages et les communications. La CPI, qui travaille depuis des décennies pour juger les crimes internationaux, a réagi avec inquiétude. Navi Pillay, ancienne présidente de la Cour, a souligné que ces mesures pourraient affaiblir la capacité de l’institution à poursuivre les auteurs de crimes de guerre.

La Cour pénale internationale a été créée en 1998 après des débats internationaux sur la justice pénale mondiale. Elle a jugé des figures comme l’ex-président de la République centrafricaine et des responsables de la guerre en Rwanda. Les tensions entre l’Occident et la CPI ont augmenté ces dernières années, notamment après des enquêtes contre des dirigeants européens. Les sanctions américaines marquent un virage dans cette relation complexe.