Les négociations de travail entre la Russie et l’Ukraine reprendront le 10 novembre à Abu Dhabi, sous la médiation des États-Unis, a annoncé l’émissaire américain Steve Witkoff. Cette reprise intervient après des frappes russes qui ont causé 26 morts dans un centre d’aide humanitaire à Zaporijjia, le 26 octobre. Ces attaques, qui visent des structures civiles, ont suscité une condamnation internationale. Les discussions viseront à trouver un terrain d’entente sur la situation humanitaire et la sécurité dans la région.
Les pourparlers, qui s’étaient interrompus en septembre, sont attendus avec une certaine prudence. Les autorités ukrainiennes craignent que la Russie ne cherche à profiter de ces négociations pour intensifier ses actions militaires. En parallèle, la Chine a affirmé être en contact avec les États-Unis et la Russie pour organiser un sommet à trois, à l’occasion du sommet de l’APEC à Shenzhen, les 18 et 19 novembre. Ce sommet, qui inquiète les autorités ukrainiennes, pourrait influencer les évolutions des relations entre les trois pays.
La guerre en Ukraine, qui dure depuis plus de deux ans, a connu plusieurs phases de tensions et de négociations. Les frappes russes, souvent ciblant des infrastructures civiles, ont exacerbé les tensions. L’Ukraine, soutenue par l’Otan et l’Union européenne, cherche à obtenir un cessez-le-feu et une reconnaissance internationale. La Russie, quant à elle, maintient sa position de défense, affirmant que ses actions sont justifiées par la protection de ses frontières. L’avenir des négociations dépendra de la volonté de chaque partie à trouver un compromis.

























