Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a affirmé qu’il ne présenterait pas de candidature pour un quatrième mandat, prévoyant de quitter le pouvoir en 2030. Cette déclaration, faite après des années de règne, marque une volonté d’institutionnaliser le contrôle du pays par la communauté militaire.

Al-Sissi, âgé de 71 ans, a présenté un processus de succession visant à assurer la continuité du pouvoir au sein de l’armée. Cette initiative vise à éviter une rupture brutale de pouvoir et à garantir la stabilité politique. Les détails du mécanisme de transmission restent encore flous, mais des officiels militaires ont indiqué que des discussions sont en cours pour définir les critères de sélection des futurs leaders.

Cette décision intervient après une longue période de domination militaire en Égypte, depuis la destitution du président Mohamed Morsi en 2013. Al-Sissi a consolidé son pouvoir en réformant la Constitution et en renforçant le rôle de l’armée dans la gestion du pays. Son départ en 2030 pourrait marquer la fin d’un règne marqué par un contrôle strict et une centralisation du pouvoir.

La transition vers une succession militaire soulève des questions sur la démocratie et la stabilité du pays. Bien que le président ait insisté sur la légitimité du processus, les observateurs politiques notent que la concentration du pouvoir reste un enjeu majeur. La situation rappelle les tensions politiques qui ont suivi la destitution de Morsi, soulignant les défis persistants de la transition vers un système plus démocratique.