La neuroscientifique Tamar Makin, chercheuse à l’Université de Cambridge, a souligné lors d’une conférence à Genève que les neurotechnologies, en pleine expansion, manquent de régulation adéquate. Elle a notamment évoqué les dispositifs capables d’enregistrer ou de stimuler le cerveau, comme les écouteurs audio équipés de capteurs au niveau du front. Ces technologies, qui deviennent de plus en plus accessibles, posent des questions sur leur impact à long terme sur la santé mentale et cognitive.
Makin a expliqué que les réglementations actuelles ne suffisent pas à protéger les utilisateurs, en particulier les plus vulnérables. Elle a rappelé que ces outils peuvent influencer la perception, la mémoire ou l’attention, ce qui soulève des enjeux éthiques et légaux. Selon elle, il est nécessaire de créer des normes claires pour garantir la sécurité et la transparence des données collectées.
Les neurotechnologies, qui combinent biologie et informatique, sont de plus en plus intégrées dans la vie quotidienne. Des dispositifs comme les implants cérébraux ou les casques de réalité augmentée sont commercialisés sans cadre juridique suffisant. La chercheuse a appelé à une coopération internationale pour établir des standards universels. Cette préoccupation s’inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité des entreprises technologiques et la protection des droits de l’homme dans l’ère numérique.

























