Les électeurs se sont massivement rendus aux urnes dimanche 25 octobre en Serbie, marquant la fin de 14 ans de domination politique de l’ancien président Aleksandar Vucic. Le taux de participation, à 65 %, est le plus élevé en 30 ans, selon les chiffres officiels. Les résultats des législatives anticipées ont révélé une défaite écrasante du parti du pouvoir, mené par Vucic, face à un mouvement étudiant qui a réussi à mobiliser une large partie de la population.

Les électeurs, surtout jeunes, ont exprimé leur rejet du système politique dominé par Vucic, accusé de corruption et de centralisation du pouvoir. Le dirigeant nationaliste a reconnu sa défaite après des résultats qui ont mis en péril son contrôle sur l’assemblée. La victoire du mouvement étudiant, qui s’est organisé en dehors des partis traditionnels, a été saluée comme un changement de direction majeur pour le pays.

Cette victoire marque une rupture avec une décennie de politiques autoritaires et de tensions régionales. Les élections ont été vues comme un référendum contre Vucic, dont la domination politique a été contestée par des mouvements sociaux et des jeunes. La défaite du chef de l’État ouvre la voie à une alternance démocratique, pouvant influencer la stabilité des Balkans. La situation pourrait favoriser un climat plus apaisé dans la région, après des années de blocage politique.