Le Conseil fédéral a été battu par le Conseil des Etats dans une affaire de réglementation bancaire, selon des analyses récentes. La banque UBS avait tenté de convaincre les autorités fédérales de maintenir un contrôle plus faible sur ses filiales étrangères, mais les sénateurs ont refusé cette proposition. Ils ont imposé une couverture de 90% en fonds propres durs, une exigence plus forte que celle proposée initialement.
Les déclarations du CEO d’UBS ont été perçues comme un autogoal, selon un expert en droit des affaires. Peter V. Kunz, professeur à l’université de Berne, a souligné que le lobbying de la banque avait été très agressif, mais cela n’a pas suffi pour convaincre le Conseil fédéral. Les sénateurs ont plutôt soutenu une approche plus stricte, marquant une victoire politique pour le gouvernement.
Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur la structure financière de UBS. La banque devra désormais s’adapter à des normes plus exigeantes, ce qui pourrait affecter sa flexibilité et son potentiel de croissance. Le conflit entre les deux conseils illustre les tensions croissantes autour de la réglementation bancaire en Suisse.

























