Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a suspendu l’usage des grenades assourdissantes lors des manifestations liées au mouvement lycéen. Cette décision a été prise mercredi après que l’un des manifestants, âgé de 15 ans, ait été blessé. L’usage de ces armes, souvent utilisées par la police pour disperser les rassemblements, est désormais suspendu pour le temps nécessaire à l’enquête sur les circonstances de la blessure.

La suspension concerne spécifiquement le mouvement lycéen, qui s’est intensifié ces derniers jours. Selon les sources, entre 266.000 et 450.000 personnes ont participé à des manifestations partout en France. Le ministre a indiqué que cette mesure temporaire vise à permettre une évaluation des risques liés à ces dispositifs. L’opposition a réagi en exigeant une interdiction totale de ces armes lors des rassemblements.

Le mouvement lycéen, qui s’est déclenché après des annonces de réformes éducatives, a connu un pic de mobilisation. Les lycéens, soutenus par des enseignants et des parents, ont organisé des blocages de lycées et des marches dans plusieurs villes. La suspension des grenades assourdissantes intervient alors que les tensions persistent entre les autorités et les manifestants. L’enquête sur la blessure du jeune homme devrait préciser les circonstances exactes de l’incident.