Le Grand Conseil du canton de Fribourg a refusé en bloc jeudi soir l’entrée en matière d’un projet de loi présenté par les Vert·es. Ce texte, déposé en avril 2026, vise à prévenir la participation économique au crime de génocide par l’Etat et les institutions publiques. La majorité de droite a voté contre le projet, empêchant ainsi son adoption.

Le projet, qui prévoit des mesures pour interdire la participation économique à des activités liées au génocide, a suscité un débat intense. Les Vert·es avaient présenté le texte comme une réponse aux crises internationales et aux risques de recrudescence de violences. Cependant, la majorité du Conseil, composée de partis de droite, a estimé que le projet était trop ambitieux ou inadapté. Aucun amendement n’a été adopté, et le texte a été définitivement rejeté.

Ce rejet intervient dans un contexte où le canton de Fribourg prépare des élections cantonales. Les partis politiques se concentrent actuellement sur les enjeux locaux, tout en faisant face à des défis sociaux et économiques. Le projet de loi sur le génocide reste donc en l’état, sans perspective d’être mis en œuvre. L’affaire soulève des questions sur la responsabilité des institutions publiques face aux risques de violences graves.