La conseillère d'Etat Anne Hiltpold a affirmé lundi son engagement en faveur de la réforme de la maturité gymnasiale genevoise, malgré les critiques des enseignants. La réforme, imposée par la Confédération, entrera en vigueur à la rentrée 2027. Elle vise à moderniser le cursus de quatre ans, en renforçant les compétences de base en français et en mathématiques.

Anne Hiltpold a tenu un point de situation pour informer parents et élèves sur les processus d’inscription. Elle a répondu indirectement aux enseignant·es du collège qui demandaient un moratoire d’un an, estimant que le projet était trop ambitieux. La conseillère d’Etat a insisté sur l’importance de l’offre éducative plus lisible pour les élèves.

La réforme a suscité des débats au sein du corps enseignant. Certains syndicats et enseignants s’inquiètent de l’impact sur la pédagogie et la qualité de l’enseignement. Anne Hiltpold a rejeté l'idée d'une réforme limitée, affirmant que « on ne peut pas parler d’une réformette».

La réforme de la maturité genevoise s'inscrit dans un contexte plus large de révision des systèmes éducatifs en Suisse. Elle s'inspire des tendances nationales visant à améliorer l'accompagnement des élèves et à aligner l'offre scolaire sur les besoins du marché du travail. La mise en œuvre de cette réforme restera un défi pour les établissements scolaires.