Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi la suspension de l’usage des grenades assourdissantes lors des manifestations liées au mouvement lycéen. Cette décision intervient après que l’un de ces jeunes ait été blessé lors d’une manifestation. Le ministre a précisé que cette mesure est temporaire, afin de permettre une enquête sur les circonstances de l’incident.

L’usage de ces grenades, souvent utilisées par la police pour disperser les manifestants, est désormais suspendu « pour le mouvement lycéen». Cette mesure a été prise après des réclamations de l’opposition, qui exigeait une interdiction totale de ces armes lors des rassemblements. Plusieurs médias ont rapporté que l’incident a eu lieu dans un contexte de forte mobilisation, avec des dizaines de milliers de lycéens participant à des marches à travers le pays.

Le mouvement lycéen, qui a débuté en octobre, a connu un pic de participation, avec des chiffres allant de 266 000 à 450 000 manifestants. La suspension des grenades assourdissantes s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités et les jeunes. Des avocats des lycéens ont également déclaré que certains d’entre eux avaient été gardés à vue, soulignant un climat de méfiance et d’insécurité.

Cette décision marque une évolution dans la gestion des manifestations en France, en réponse aux revendications des jeunes et aux critiques sur l’usage de la force policière. L’enquête sur l’incident reste en cours, et la situation pourrait évoluer dans les prochains jours.