Des agents fédéraux ont perquisitionné le domicile d’Ilhan Omar, élue démocrate du Minnesota, à Washington. Cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête sur les conditions de son acquisition de la nationalité américaine. L’administration Trump l’a accusée depuis plusieurs mois de fraude à l’immigration, sans présenter de preuve tangible.
La perquisition s’est déroulée lundi, trois semaines avant les élections de mi-mandat. Ilhan Omar, membre de la Chambre des représentants, est régulièrement ciblée par les attaques personnelles de Donald Trump. Elle a dénoncé cette opération comme une « campagne d’intimidation».
Les autorités n’ont pas précisé les motifs exacts de la perquisition. Toutefois, des sources indiquent que l’enquête vise à vérifier la légalité de sa naturalisation. Ilhan Omar, d’origine somalienne, a toujours affirmé avoir acquis la citoyenneté américaine de manière légale.
Cette action s’inscrit dans un contexte tendu entre le président républicain et l’aile gauche du Parti démocrate. Les tensions s’aggravent à l’approche des élections, où les enjeux sont particulièrement élevés.
La perquisition a suscité une réaction vive de la part de l’élue, qui a affirmé que cette mesure visait à la discréditer politiquement. Elle a également souligné que cette situation reflète une tendance à l’attaque personnelle, caractéristique de la campagne de Donald Trump.

























