Magdalena Martullo-Blocher, fille du président du Parti populaire (UDC) Christoph Blocher, a entamé une tournée dans plusieurs cantons suisses pour dénoncer les risques liés aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. L’initiative, dénommée « Bilatérales III», vise à renforcer les relations commerciales et juridiques entre la Suisse et l’UE, mais elle suscite une vive opposition au sein du pays. La Suisse romande, en particulier, reste un bastion du nationalisme, ce qui rend la mobilisation de l’UDC plus complexe.

La campagne de Mme Martullo-Blocher intervient alors que le Conseil des Etats s’apprête à voter sur le paquet d’accords. L’UDC craint que ces accords ne affaiblissent la souveraineté suisse et ne favorisent une intégration trop profonde dans l’UE. Dans le Nord vaudois, elle a souligné les dangers potentiels pour l’indépendance juridique et économique du pays.

En parallèle, le Parlement a rejeté une initiative populaire visant à simplifier la naturalisation. Ce vote, qui s’est déroulé sans contre-projet, montre la division entre les partis sur la question de l’immigration. Ces deux dossiers illustrent la polarisation croissante autour des enjeux de souveraineté et d’intégration en Suisse.

L’UDC continue de mobiliser ses bases pour influencer le débat, tout en cherchant à convaincre une population divisée. La prochaine étape de la tournée devrait avoir lieu dans d’autres régions, où la résistance à l’UE reste forte.