Airbnb a lancé un outil informatique destiné à aider les autorités locales à identifier les logements loués illégalement. Ce système, intégré à un registre de police déjà utilisé pour les hôtels, permettra de croiser des données de réservation avec des informations cadastrales et fiscales. L'outil vise à simplifier le suivi des locations non autorisées, souvent liées à des pratiques de courte durée ou à des non-respect des règles de zonage.

Le système fonctionnera en analysant les données des utilisateurs, comme la durée des séjours, les types de logements et les zones géographiques. Il pourra identifier des anomalies, comme des réservations fréquentes dans des propriétés non déclarées. Les autorités pourront ainsi agir plus rapidement pour réguler les activités non conformes. L'outil est en cours de test dans plusieurs villes et devrait être déployé à grande échelle d'ici la fin de l'année.

L'initiative s'inscrit dans un contexte de régulation accrue des plateformes de location courte durée. Depuis plusieurs années, les autorités européennes et américaines ont intensifié leurs contrôles pour lutter contre la spéculation immobilière et les fraudes. Airbnb a déjà mis en place des mesures pour identifier les propriétaires non résidents et renforcer la transparence des annonces. L'outil représente une évolution dans la lutte contre les abus liés à la location de logements.