Le Grand Conseil de Genève a rejeté jeudi un projet de loi visant à permettre la déléagation des contrôles techniques des véhicules à des tiers. Le texte, porté par plusieurs députés, souhaitait transférer cette responsabilité à des acteurs externes. La motion a été rejetée par 60 voix contre 33, avec l’appui des partis UDC et PLR.
Les contrôles techniques continueront d’être effectués par l’office cantonal des véhicules (OCV), organisme chargé de cette mission depuis des décennies. Cette décision confirme que l’Etat genevois préfère maintenir un contrôle direct sur cette activité, en dépit des appels à une décentralisation ou à une externalisation.
Le projet de loi avait été initialement présenté comme une réponse aux difficultés d’organisation et aux coûts élevés liés à la gestion des contrôles par l’OCV. Les partisans du texte arguaient que la déléagation permettrait une meilleure efficacité et une réduction des délais. Les opposants, en revanche, soulignaient les risques liés à la perte de maîtrise directe sur un service public essentiel.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de refus de l’Etat genevois de transférer certaines compétences à des tiers. Ainsi, dans le même temps, le canton a également décidé de ne pas créer un nouvel organe de surveillance pour les locations Airbnb, préférant une solution informatique pour contrôler les abus. Cette cohérence politique montre une volonté de maintenir un contrôle direct sur les services publics clés.























