Le parquet péruvien a décidé de classer une affaire liée à des stérilisations forcées de milliers de femmes indigènes sous la présidence d’Alberto Fujimori. Cette décision, rendue public par l’AFP, indique que les faits sont considérés comme prescrits en vertu d’une loi de 2024.
Plus de 4172 femmes ont déposé une plainte affirmant avoir subi des opérations de stérilisation sans leur consentement. Ces actes, perçus comme graves, auraient été menés entre 1990 et 2000, période durant laquelle Fujimori exerçait la présidence. Le ministère public a jugé que les délais légaux avaient expiré, empêchant ainsi l’ouverture d’une enquête pénale.
Cette affaire émerge dans un contexte de révélations récentes sur les abus commis par des autorités péruviennes. Des enquêtes menées ces dernières années ont mis en lumière des pratiques discriminatoires envers les femmes indigènes. La décision du parquet soulève des questions sur la justice et la responsabilité historique. Les victimes, qui déclarent avoir été gravement blessées, expriment leur déception.
La stérilisation forcée, souvent associée à des politiques de contrôle des naissances, a été condamnée par plusieurs organismes internationaux. En 2024, une loi a été adoptée pour encadrer les délais de prescription des crimes d’État. Cependant, cette affaire montre les limites de cette législation. Les victimes continuent à demander justice, malgré la fermeture de l’enquête.


























