Le Conseil des Etats suisse a décidé mercredi du sort de la Lex UBS, une loi controversée liée aux garanties que la banque suisse doit fournir pour ses filiales étrangères. L’enjeu, ultra sensible, a suscité des débats intenses après des pressions constantes de la part de la grande banque.

UBS a profité d’un délai imposé pour tenter une dernière offensive avant le vote. Son directeur, Sergio Ermotti, a mis en avant des arguments économiques pour éviter une réduction des garanties. Les élus doivent peser le risque d’une perte de compétitivité pour la Suisse, en cas de durcissement des exigences.

La loi, initialement reportée, reste un point crucial pour l’industrie bancaire. Les détails des garanties restent flous, mais la pression de la banque montre la tension entre régulation financière et intérêts économiques. Les débats continuent, sans consensus immédiat.