La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé mercredi soir, à Montréal, que le Canada pourrait devenir le premier « membre associé» de l’Union européenne. Cette proposition, qui n’est pas prévue par aucun traité existant, a suscité des critiques dans plusieurs capitales européennes. Même si les réactions restent divisées, Mme von der Leyen a réaffirmé sa position sur X, un réseau social, en insistant sur la pertinence de cette initiative.
Le statut de « membre associé» viserait à renforcer la coopération entre l’UE et le Canada, notamment dans les domaines de la sécurité, de la défense et des politiques commerciales. Cependant, ce statut ne serait pas équivalent à celui d’un État membre, ni à celui d’un pays tiers. Il s’agirait d’un statut spécial, permettant au Canada d’être plus impliqué dans les décisions européennes.
Cette idée a suscité des inquiétudes au sein de l’UE, notamment en raison de la complexité juridique et politique de la mise en place d’un tel statut. Plusieurs pays membres craignent que cette initiative puisse affaiblir la cohésion de l’Union. Néanmoins, Mme von der Leyen a insisté sur le fait que le Canada, allié stratégique, mérite une relation plus étroite avec l’UE.
Le Canada, qui a déjà un statut de partenaire privilégié avec l’UE, a réagi à cette proposition. Le gouvernement canadien a indiqué qu’il étudiait la proposition, sans donner de précision sur sa position. L’avenir de ce statut dépendra des négociations entre les deux parties, mais la proposition de Mme von der Leyen marque un tournant dans les relations entre l’UE et le Canada.


























